Parcours d'un éternel rebelle

Parcours d'un éternel rebelle
Au début de l'adolescence le jeune Garou fait office d'élève modèle dans les classes du séminaire de Sherbrooke, l'école privée qu'il fréquente. Vers 14 ans, par contre, tout bascule. Il a peine de se faire dicter ce qu'il doit faire et surtout, ce qu'il doit ou ne doit pas apprendre. Les notes du premier de classe chutent vertigineusement. Ses parents, au même titre que ses professeurs, cherchent à comprendre. Garou venait d'embrasser le refus de l'autorité, de la discipline, de la conduite à suivre pour "faire comme les autres". Le professeur d'harmonie, exacerbé par les bouffonneries de son jeune élève à qui il tente tant bien que mal d'enseigner la trompette, le met à la porte de son cours. Qu'a cela ne tienne la musique, elle, le rattrape au tournant. Nous sommes en 1987, 10 ans avant que le rôle de Quasimodo lui soit offert sur un plateau d'argent...

# Posté le lundi 09 mai 2005 11:44

Premiers pas sur scène

Premiers pas sur scène
Des confrères de classe fondent un groupe, The Windows and Doors, et recherchent un guitariste afin de compléter la formation. Ils font alors appel à Garou, qui monte ainsi sur scène pour la toute première fois de sa vie, dans la salle de spectacle des murs de l'établissement scolaire. Le groupe interprète essentiellement des pièces des Beatles. Garou, dont la voix n'a pas encore complétement muée, emprunte quant à lui celle de Paul Mc Cartney!. Avec le recul, il est amusant de noter que ses camarades ne l'avaient nullement engagé à titre de chanteur, mais bien en tant que guitariste. Quoi qu'il en soit, cette première expérience scénique allait beaucoup lui apporter. "Le groupe remplissait la salle à pleine capacité à chaque représentation. 300 jeunes venaient nous entendre! Et on faisait tout nous-même. On imprimait les billets, les affiches, tout!. Le "feeling" de la scène, c'est là que je l'ai attrapé".

# Posté le lundi 09 mai 2005 14:53

Son engagement dans l'armée canadienne

Son engagement dans l'armée canadienne
A la suite de son cours secondaire, Garou s'inscrit dans la fanfare des Forces Armées Canadiennes. Lui qui a toujours aimé les cuivres, c'est armé de sa trompette qu'il s'y enrôle. Ses supérieurs ont peine à suivre cet éternel indiscipliné qui s'imagine davantage comme troubadour chantant l'amour aux Croisades, que comme cadet aux bottes impeccablement cirées répondant aux ordres d'un quelconque caporal. Alors qu'il est en poste dans la citadelle de Québec (été 1991), il s'envole parfois la nuit au volant d'un véhicule de l'armée "emprunté" direction Montréal, pour ...aller boire un café!. Garou, en éternel exil dans la jungle des villes... Au début de l'été 1992, alors qu'il est censé y demeurer pour la durée de la saison, il appelle un ami de Sherbrooke afin qu'il vienne le "sortir de là". Le philanthrope qui sommeille en lui ne se sens plus d'aucune utilité au sein de l'armée. "Cet été-là, il n'y avait presque plus de discipline, tout le monde était heureux. Avant, quand ça bardait, je prenais plaisir à remonter le moral des troupes, si je peux dire. Mais là, je n'avais plus aucune âme à sauver!. J'ai donc quitté...

# Posté le lundi 09 mai 2005 15:08

Itinéraire d'un éternel passionné

Itinéraire d'un éternel passionné
1993. Garou multiplie les petits boulots, passant entre autres de déménageur à cueilleur de vignes,... Il occupe même le poste de vendeur de vêtements dans une boutique à la mode. Il passe la plupart de ses nuits dans les discothèques, roupille un peu et retourne bosser après le lever du soleil. Au sortir des bars de Sherbrooke, à trois heures du matin, il n'est pas rare qu'il entonne, guitare au cou, les classiques du répertoire québécois. Avec le trottoir pour scène, les noctambules des différents débits de boissons de la rue principale s'agglutinent autour de lui, tapent des mains et des pieds, dansent et s'amusent allègrement. Ces petites sessions improvisées se terminent inéluctablement par l'arrivée des policiers qui n'ont d'autre choix que de disperser la foule, sourire aux lèvres. Son plaisir est contagieux. "Je faisait des folies, bien sûr, mais des folies qui faisaient sourire". Pour le plaisir, il chante même dans le métro de Montréal, ajustant continuellement son répertoire en fonction des gens qui passent devant lui: Sex Pistols pour le jeune rebelle, Aznavour pour le couple s'échangeant des regard amoureux, comptine improvisée pour l'enfant blotti dans les bras de sa maman... La musique, que pour le bien-être des autres. Sans plus, sans but précis.

# Posté le lundi 09 mai 2005 15:50

Les dimanches à Garou

Les dimanches à Garou
En mars 1993, une amie (Isabelle Bolduc) invite Garou à assister au spectacle de Louis Alary, un chansonnier dont elle venait de faire la connaissance.Entre deux interprétations, elle demande au chanteur s'il veut bien laisser le micro à Garou l'espace d'une chanson. Le patron du bar est à ce point enchanté par sa prestation qu'il l'embauche sur le champ!. Sans répertoire véritable mais débordant d'enthousiasme à l'idée de communiquer ses émotions musicales, Garou présente un premier spectacle solo, guitare en bandouilère, voix déglinguée et charme de l'insouciance en poche. "Je suis allé acheter l'équipement sono en vue de ma première soirée. Je ne savais même pas comment ça fonctionnait!. En plus, j'ai dû apprendre plusieurs chansons, mon répertoire étant alors très limité. Je ne disposais que de trois jours pour approfondir tout ça!. C'est de cette façon que j'ai commencé mes classes sur les durs bancs d'école de la vie de bars". Très vite le nom de Garou circule dans le circuit des bars des Cantons-de-l'Est, où on réclame ses talents de chanteur et d'animateur. Après quelques mois de ce rythme passablement épuisant à trimballer son équipement de bar en bar, il fait ses débuts au Liquor Store de Sherbrooke, qui présente alors les derniers spectacles à la mode de la région. C'est un ami qui a insisté auprès du propriétaire, Francis Delage, afin qu'il consente à ce qu'un illustre inconnu foule les planches de son établissement. Etant donné qu'on ne se bousculait pas aux portes du Liquor Store les dimanches, Delage décide de donner sa chance au jeune chanteur en lui proposant d'animer "Les Dimanches à Garou". Ces soirées connaissent un succès immédiat. Garou devait par la suite faire les belles veillées du Liquor Store pendant quatre années. " L'échange avec le public, les rudiments de la scène, la folie contagieuse, c'est au Liquor Store que j'ai appris tout ça".

# Posté le lundi 09 mai 2005 16:19